Résumé
e CECR est devenu, par le fait de divers dispositifs de lobbying, incontournable en termes de politique linguistique éducative. L’article prolonge une réflexion critique entamée en 2011, en montrant combien le CECR est d’abord intéressé aux questions de certification, et que les rares considérations sur Enseigner et Apprendre (voir même évaluer, qui est abordé dans la troisième partie de la contribution) ne servent que de produit d’appel comme on dit en langage marketing. L’article étudie l’importance de l’évaluation dans le CECR et identifie les opérateurs économiques à la manoeuvre dans la conception du Volume Compagnon paru en 2018, avec des personnes travaillant dans un processus d’expertise jamais discuté. Le Volume Compagnon présente les mêmes défauts scientifiques que le CECR. Il sert essentiellement les intérêts privés intéressés au marché de la certification en langues, ne répond à aucun standard scientifique et, de plus, promeut un modèle implicite sclérosant de didactique des langues.