Résumé
ContexteIl n'existe actuellement pas de recommandation internationale ni de texte de loi en France précisant le contenu du certificat d'absence de contre-indication à la pratique sportive (CACIPS) en compétition. Un débat persiste sur la stratégie de dépistage cardiovasculaire la plus efficace pour prévenir la mort subite cardiaque (MSC), à grande échelle. La pertinence de l'électrocardiogramme est très controversée. L’incidence de la MSC chez l’adolescent est difficile à établir, en l’absence de registre. Elle reste un évènement rare mais dramatique. L'interprétation de l’électrocardiogramme chez l'adolescent est plus complexe.ObjectifPréciser la place de l'électrocardiogramme, dans le CACIPS en compétition chez l'adolescent.MéthodeUne revue systématique de la littérature a été entreprise en explorant différentes bases de données. Les documents retenus, selon les critères d’inclusion précis, concernaient la France ou des pays ayant un mode de vie proche. La qualité méthodologique des études a été évaluée à l'aide de grilles de lecture de référence. La rédaction du travail s’est basée sur le guide PRISMA RésultatsVingt-trois références ont été incluses. Les résultats sont contradictoires.Globalement, ceux qui sont favorables à la pratique de l'électrocardiogramme s'appuient sur lesrésultats de l'expérience italienne malgré ses limites. La recommandation actuelle des sociétésaméricaines et européenne est de classe IIb. et ne permet pas de déterminer la pertinence del'électrocardiogramme, comme test de dépistage des maladies à risque de mort subite cardiaque.La problématique du dépistage cardiovasculaire avec ou sans électrocardiogramme est complexeet va bien au-delà d'une simple question de rapport coût-efficacité.DiscussionIl n'existe pas en 2019 de données probantes dans la littérature pour recommandersystématiquement l'électrocardiogramme pour le CACIPS en compétition de l'adolescent. Desétudes prospectives sur de grandes populations d'athlètes sont nécessaires. La formation à lalecture de l'électrocardiogramme de l'adolescent et le ciblage des facteurs de risque par unexamen et interrogatoire de qualité sont indispensables. L'apprentissage des gestes deréanimation par la population générale reste également une priorité.Ce travail a recherché les critères de qualité d’une revue de littérature mais avec quelques limites (recueil des articles par un seul chercheur, qualité des études parfois difficilement évaluable)