Résumé
Cette communication propose de considérer le dojo comme un dispositif info-communicationnel où espace, objets, gestes et corps participent à la production et à la médiation des savoirs martiaux. Il montre que sa configuration matérielle et symbolique constitue un dispositif sémiotique et documentaire, où chaque élément – jusqu’au corps du pratiquant – devient support d’information. Les savoirs corporels, pratiques et théoriques y circulent par imitation, démonstration et interaction, et se prolongent dans des supports externes, imprimés ou numériques. Le dojo apparaît enfin comme une communauté de savoirs où l’apprentissage se construit collectivement, nourrissant entraide, appartenance et capacités d’action dans et hors du tatami.