Résumé
L’acarien parasite des abeilles Varroa destructor a rapidement envahi tous les ruchers français. Les acaricides pour le contrôler sont en nombre limités ce qui peut aboutir à l’apparition de la résistance. Ce phénomène a été démontré dans bon nombre de pays, pour l’amitraze et le tau-fluvalinate. Il semblait nécessaire de réaliser un état des lieux de la sensibilité de cet acarien aux moyens thérapeutiques bénéficiant d’une AMM en France. Les travaux entrepris ont consisté à étudier la sensibilité à trois acaricides de deux populations issues de l’apiculture biologique. A partir de ces résultats il a été possible d’évaluer les effets d’une concentration diagnostic de chaque substance sur 16 populations, l’objectif étant de discriminer les lots sensibles des lots résistants. Les résultats ont révélé des efficacités satisfaisantes mais aussi des résistances à l’amitraze, au tau-fluvalinate et au thymol.