Résumé
Entre 1970 et 1990, d’intenses sécheresses ont dégradé les sols et la végétation de la régionsahélienne. Malgré une reprise des précipitations, les sols ont perdu en capacité d’infiltration,augmentant la désertification et la fréquence des crues dévastatrices. Pour lutter contre cephénomène, des stratégies agricoles ont été coordonnées comme la mise en place de banquettes oude demi-lunes pour retenir l’eau ruisselée, favoriser l’infiltration, l’installation de végétaux et leurcroissance. Ces pratiques nécessitent encore une évaluation critique et une optimisation.Pour étudier ces pratiques agro-écologiques, on simule les interactions entre l'hydrologie desurface et la végétation grâce au modèle couplé ParFlow-CLM. Les premières simulations des solssahéliens encroûtés, nous ont amenés à proposer une nouvelle paramétrisation de la distributionracinaire pour limiter la ponction racinaire dans les premiers centimètres de sol et mieux représenterles observations en terme de distribution racinaire et de la dynamique de l’évapotranspiration àl’échelle événementielle et saisonnière. En accord avec la littérature, la nouvelle fonction permetd’adapter la profondeur du maximum de racines et la concentration des racines autour de cemaximum.Dans cette étude, on compare l’impact de la fonction de densité racinaire initiale et de lafonction proposée sur un cas d ‘étude Sahélien au Niger documenté par l’observatoire AMMACATCH.Une étude de sensibilité aux paramètres de cette fonction permet d’identifier les jeux deparamètre qui reproduisent la dynamique de l’ETR, en particulier pendant la période de senescence.Les distributions racinaires présentant un maximum de racine à 10 cm de profondeur, avec unexposant à 0.6 sont celles qui obtiennent les meilleures scores. La paramétrisation proposée permetainsi plus de liberté pour adapter la végétation au profondeur ou l’eau est disponible etéventuellement pendant les différentes phases de croissance de la plante.Cette modification permet finalement de trouver une paramétrisation pour laquelle on a unemeilleure représentation de la transpiration, de l’évapotranspiration globale et des humidités dans lesol, et donc une meilleure représentation de l’écosystème étudié. Un LAI dynamique viendra par lasuite compléter cette modification du schéma de végétation. On introduira ensuite lesaménagements agricoles et on pourra étudier l’impact de leur dimensionnement.