Résumé
Dans un contexte mondial très compétitif, les territoires portuaires, espaces économiques stratégiques majeurs, renouvellent constamment leur dynamique propre de développement. De nouveaux modes de coopération, basés sur les principes de l’écologie industrielle et territoriale (économie circulaire) apparaissent ainsi, renouvelant et dynamisant les interactions entre autorités portuaires, gestionnaires aménageurs, collectivités d’ancrage et entreprises industrielles ou PME.Depuis l’approche pragmatique de mise en oeuvre de synergies entre industriels, à travers des échanges d’utilités thermiques ou la mutualisation de services et d’équipements jusqu’à l’intégration de ces principes d’écologie industrielle au sein des politiques stratégiques et prospectives des acteurs portuaires, le constat est avéré que de nouvelles visions et pratiques émergent au sein des territoires portuaires. Cette lecture croisée, à l’échelle internationale, des différentes démarches d’écologie industrielle déployées sur ces territoires, souligne le fait que ces sujets ne concernent pas exclusivement les plaques industrialo-portuaires de premier plan mais que des initiatives innovantes sont aussi relevées sur les territoires portuaires de plus petite envergure, avec des tissus industriels parfois moins marqués, mais dans lesquels les problématiques récurrentes de gestion optimisée des déchets et des flux de matières et d’énergie en général sont tout aussi prégnantes.A la lumière de cette analyse comparée des différentes expériences observées, quelles en sont les caractéristiques communes ? En quoi certaines démarches déployées se démarquent-elles par leur stratégie d’innovation et leur anticipation des enjeux à venir autour de la gestion des flux de ressources naturelles ? Quels sont les principaux freins et les leviers majeurs en vue d’optimiser et de généraliser leurs mises en oeuvre ? Et en quoi ces démarches s’inscrivent-elles en cohérence avec le caractère entreprenant de ces territoires ?