Résumé
L'évolution de nos stations d'épuration suivent les objectifs de développement durable (ODD de l’ONU) et d’économie circulaire dont les deux axes liés aux traitement des eaux usées sont (i) sécuriser la production de matière première secondaire (réutiliser l’eau et valoriser les nutriments) et (ii) diminuer les consommations énergétiques. Les ERU sont une source alternative d'eau, de nutriments et d'énergie. La station de traitement des eaux usées du futur doit donc accompagner ce changement de paradigme et être conçue comme une STAtion de Récupération des Ressources (STARR) en intégrant des procédés plus durables (Traitements innovants), une eau plus propre et des ressources valorisées. Les besoins énergétiques de la STARR sont propres à chacune de ses opérations unitaires et, si il est possible d’aller chercher de l’énergie thermique ou hydraulique dans les eaux usées, le développement des procédés anaérobies permet par la production de biogaz d’envisager une filière de traitement à énergie positive (Baman). Il reste ensuite à produire une eau usée traitée apte à une seconde vie. Cette seconde vie peut être à usage agricole ce qui implique (i) de fiabiliser la qualité sanitaire de l’eau produite (Niveau A) en développant des barrières stériques effectives (Membranes) ou robustes (Projet Rur’Eaux), mais aussi (ii) de préserver les nutriments indispensables aux plantes (Projets Murviel, Valurine). La présentation portera sur l’évolution, le choix et la définition des briques technologiques et de leurs enjeux scientifiques associés afin de produire une eau qui réponde aux usages en termes de risques sanitaires (microbiologique), et de valorisation agronomique.