Résumé
Ce texte examine la manière dont l'espace est habituellement intégré à la modélisation des interactions nature-société. Le rôle accordé à l'espace dépend de la finalité du modèle. Aujourd'hui, la plupart des modèles sont dédiés à la compréhension du fonctionnement d'anthroposystèmes et d'écosystèmes complexes, aux multiples composantes interreliées et restent du ressort de spécialistes. Parallèlement, il existe, dans le domaine de l'aménagement local, une forte demande en modélisation spatiale, accessible à des non spécialistes, et qui permette d'assister les décideurs dans leurs orientations d'aménagement. Ces modèles relèvent de la géoprospective territoriale. Un exemple de modélisation spatio-morphologique appliquée à la prévision de l'étalement urbain est présenté.