Résumé
Les prévisions du GIEC sur le changement climatique annoncent une augmentation de la concentration atmosphérique du dioxyde de carbone (CO 2 ) de 420 à 550ppm (1), ainsi qu'une augmentation des fréquences de sécheresse des sols (2) d'ici 2050. Les résultats d'une méta-analyse montre que ces conditions environnementales modifient la composition du grain (3). Compte-tenu de l'implication des gènes codant les PINs et de l'environnement sur la microstructure du grain et son comportement meunier, il nous a semblé nécessaire d'évaluer la réponse de blés porteurs des gènes PINs sauvages ou mutés vis-à-vis du changement climatique. Ceci a été rendu possible par l'usage de deux lignées de blés tendres quasi-isogéniques se distinguant par l'allèle du gène codant pour PINB de type sauvage (Pinb-D1a) ou muté (Pinb-D1b), mais aussi d'un blé dur dans lequel les gènes codant pour les PINs sauvages, qui ne sont pas naturellement présents dans cette espèce, ont été introduits. Ces blés ont été cultivées sur la plateforme Pheno3C de Clermont-Ferrand (4) dans des conditions normales ou stressées (déficit hydrique et/ou augmentation du CO 2 à l'aide d'un système Free-Air CO 2 Enrichment). Les premiers résultats montrent que le déficit hydrique exerce l'effet le plus significatif, du grain jusqu'au fractionnement et met en évidence des différences en fonction des PINs présentes sur la réponse des blés aux stress appliqués. L'objectif final vise à mesurer les conséquences de ces changements jusqu'aux produits finis.