Résumé
L'importance des questions d'environnement et d'éthique dans le tourisme impose aux décideurs de les intégrer sectoriellement et territorialement. Cette intégration amène les acteurs à réfléchir, à se comporter différemment les uns envers les autres. Dans l'activité touristique, le changement de l'appréhension de l'environnement, le souci d'apporter un vernis éthique, font que l'on assiste à une multiplication des dispositifs de concertation et de coordination. Ce changement peut prendre trois formes : le changement contraint, le changement négocié, le changement spontané. En ce qui concerne le tourisme, la multiplicité des intervenants et des formes d'activité, comme la diversité et le caractère diffus des impacts et des enjeux, tendent à privilégier des dispositifs concertés. Des formes d'action collective visant un tourisme respectueux de l'environnement peuvent être identifiées. Elles présentent au moins trois caractéristiques génériques que nous souhaitons aborder : elles sont fondées sur un engagement volontaire, elles se donnent des objectifs de préservation ou d'amélioration de l'environnement, elles mettent en avant le lien entre l'activité et le territoire. Sous la notion "d'accords", on retrouve des dispositifs de nature juridique variable (labels, chartes de qualité, chartes de territoire). Quelle évaluation peut-on faire, au regard de cet enjeu, des processus de concertation et d'accord, de type " charte ", et comment la faire ?