Résumé
L’université contemporaine est traversée par de profondes transformations liées à l’essor du numérique, qui affectent à la fois les pratiques d’enseignement, les formes d’écriture et les dynamiques d’apprentissage. Cet article analyse l’espace de l'atelier d’écriture, issu de la pédagogie active, comme un dispositif privilégié pour expérimenter ces mutations et interroger les enjeux de la création et de l’inclusion. À partir d’ateliers d’écriture collaborative "polar" menés auprès d’étudiants de L2 Lettres, il met en lumière les résistances initiales face à l’écriture créative, les écarts de légitimité ressentis et l’hétérogénéité des profils. Une stratégie pédagogique adossée au numérique a été mise en place afin de sécuriser le rapport à l’écrit, favoriser l’engagement et valoriser les compétences individuelles. Les résultats montrent une forte implication des étudiants, le développement de compétences transversales et un intérêt accru pour les métiers de l’écriture et de la culture, avec un usage contrasté mais globalement stimulant des outils d’IA comme supports à la création.