Résumé
Le dispositif de veille ECOTOX a été lancé en 2012 à l’initiative du réseau d'écotoxicologie terrestre et aquatique ECOTOX de l’INRA. L’objectif de ce dispositif était de identifier plusieurs types d’information (scientifique, réglementaire, sociétale…) en lien avec l’écotoxicologie, et de produire des documents de synthèse. 74 bulletins ont été édités fin mai 2025 et diffusés à un vaste public (INRAE, ANSES, EFSA ...).La veille ECOTOX est centrée sur l’évaluation du risque environnemental et sur la contribution de l’écotoxicologie à cette évaluation. Une attention particulière est portée au devenir et aux effets des contaminants historiques et émergents sur le vivant, sans pour autant exclure les autres risques de contamination chimique des écosystèmes. Elle s’inscrit également dans une approche globale et un suivi des débats, des textes règlementaires et des faits de société liés à la perception du risque écotoxicologiques, et aux conséquences de l’usage des produits chimiques (de synthèse ou d’origine naturelle) et de leur dissémination dans l’environnement. Par son approche transversale, elle vient en appui du réseau ECOTOX dans sa réflexion et ses questionnements scientifiques.Nous vous incitons à consulter la page dédiée à la veille sur le site du réseau https://ecotox.hub.inrae.fr/veille/dispositif pour de plus amples informations, et re-découvrir nos bulletins.Quelles sont les retombées de la veille ?Les scientifiques impliqués en tant que veilleurs capitalisent les références scientifiques et littérature grise en lien avec le thème dont ils ont la responsabilité, lié à leur activité de recherche.Les membres du réseau apprécient de pouvoir accéder à des aspects scientifiques en lien ou hors de leur thématique proche, mais également non scientifiques, comme les évolutions règlementaires et normatives, mais également les débats et publications des médias sur des sujets liés à l’écotoxicologie.Les agences d’évaluation du risque (par exemple ANSES et EFSA) et les gestionnaires de l’environnement (par exemple OFB) trouvent également dans le bulletin des informations leur permettant de compléter leur propre dispositif de veille.Pour exemple, la veille ECOTOX permet en partie de renseigner les fiches de phytopharmacovigilance publiées par l’ANSES sur les effets indésirables des pesticides. Ces informations participent avec d’autres données scientifiques aux éventuelles modifications des AMM et peuvent impulser des études spécifiques. Ceci peut ainsi orienter la stratégie de recherche de notre institut. La veille ECOTOX est ainsi stratégique en ce sens qu’elle répond au besoin d’identifier la recherche en train de se faire, ou sur laquelle la recherche devrait se faire.Un dispositif de veille en amélioration continueL’équipe de veille a une réflexion permanente concernant le contenu et la forme du bulletin, et en faire évoluer le contenu pour répondre aux besoins des lecteurs.L’enquête de satisfaction conduite en 2020 auprès des destinataires du bulletin (principalement des chercheurs/enseignants-chercheurs), a permis d’adapter le dispositif aux attentes des lecteurs et d’identifier des nouveaux sujets d’intérêt tels que l’écotoxicologie spatiale et du paysage, les plastiques, les pesticides et la santé des agriculteurs. Sur ce dernier sujet, une scientifique a d’ailleurs été mobilisée pour renforcer cette thématique.Toutefois l’ajout, comme le renforcement de nouvelles rubriques, passent par plusieurs points importants non techniques :-Diffuser un livrable de veille « digeste ». Le format des références bibliographiques a été réduit et les articles médias similaires sont désormais regroupés. Malgré cela, ce livrable de veille ne peut pas être exhaustif sur l’ensemble des sujets traités, et pour certaines rubriques, une sélection d’informations restera proposée.-Mais surtout, la prise en compte de nouvelles rubriques nécessite de mobiliser de nouveaux veilleurs qui seraient à même de les prendre en charge. Cette répartition est aussi le moyen d’optimiser le temps que chacun peut consacrer à cette activité de veille. Les volontaires peuvent contacter l’équipe : veille-ecotox@inrae.fr et un accompagnement leur sera proposé par la Direction Pour la Science Ouverte (DipSO).La DipSO apporte conseil et appui sur des projets de veilles stratégiques et thématiques conduits par les départements, des grands programmes et Agralife. Elle met à disposition de ses collectifs une expertise en cadrage méthodologique et une formation à la prise en mains de plateforme de veille.