Résumé
Bien que les citoyens soient concernés au premier plan par la question de la gestion des déchets dans leur commune (par la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM), évaluée à 8,1 milliards sur le territoire français en 2022, mais aussi et surtout par les conséquences sur la qualité de l’air, sur la santé, sur l’environnement selon les choix de traitement qui ont été réalisés sur leur territoire), ils ne sont la plupart du temps que peu impliqués dans les politiques publiques territoriales d’économie circulaire et de gestion des déchets. Les municipalités, chargées de la gestion des déchets de leurs administrés, ont pour mission de les sensibiliser et de les informer afin qu’ils puissent participer en tant que trieurs à la réduction de leurs déchets ménagers. Cependant, les mesures d’information sont réalisées sans prendre en compte leurs attentes et besoins. Or, une implication en amont des citoyens ne permettrait-elle pas d’améliorer cette acceptabilité – voire leur empowerment – plutôt qu’une communication en aval ?L’objectif de cette communication consiste à suivre un processus de ‘dialogues citoyens’ sur la gestion des déchets et la politique Zéro Déchet instauré par une grande métropole française afin d’identifier si l’implication de citoyens en amont d’une question complexe les concernant peut améliorer l’acceptabilité sociale des mesures voire instaurer l’empowerment des citoyens impliqués.