Résumé
Notre étude explore l'impact du Design Thinking (DT) (Brown 2008) sur la performance des entreprises innovantes dans la phase d'initialisation d'une gouvernance liée au cadre particulier du financement d'amorçage. Notre analyse met en lumière le rôle du DT dans la compréhension des mécanismes émotionnels (Goglin 2020) nécessaires pour optimiser la relation que les parties prenantes entretiennent dans un contexte d'incertitude. Nous analysons dans cet article la manière dont le DT améliore la prise de décision, favorise l'innovation sociale, et comment son intégration dans la gouvernance peut conduire à des stratégies de financement cohérentes avec les stratégies définies lors de la conception du business plan. A travers une revue de la littérature, nous relevons que des leviers émotionnels peuvent agir sur la performance des entreprises innovantes, tout en suggérant que le DT peut développer des stratégies de financement plus éclairées grâce à une meilleure exploitation des mécanismes cognitifs. Notre article ouvre des opportunités futures sur l'approche théorique d'outils spécifiques s'appuyant sur des méthodes empathiques et narratives, ou des échanges informationnels entre environnements factuels et conceptuels, pour mieux comprendre les besoins des investisseurs et ceux des entrepreneurs. Ce qui peut conduire à une meilleure communication entre les parties prenantes pour mieux gérer par exemple la 'sélection adverse' et 'l'asymétrie d'information' (Kaplan et Stromberg 2003 ; Lerner 1994). En se concentrant particulièrement sur les échanges interrelationnels des parties prenantes, cette étude exploratoire souligne l'importance d'intégrer le DT pour favoriser la réduction du sentiment d'incertitude (Wallmeroth, Wirtz et Groh, 2018), et ainsi optimiser les performances financières et opérationnelles de l'entreprise à un moment crucial de son développement : la phase de due diligence.