Résumé
Les peintures sur panneaux de bois font partie du patrimoine culturel. Leur conservation doit tenir compte de la préservation de leur mémoire artistique et historique. Plusieurs facteurs peuvent endommager le support bois et la couche picturale. Mise à part la dégradation biologique, les risques principaux sont dus aux variations microclimatiques. Matériau organique, le bois réagit rapidement aux changements d'humidité et de température ambiante, par absorption ou désorption d'humidité suivant les fluctuations des conditions environnementales. L'absorption et la désorption d'humidité entraînent des changements mécaniques tels que le gonflement ou le retrait du bois. Des cycles répétés de gonflement et retrait – durant généralement plusieurs siècles – mènent au gauchissement, à la torsion ou à la fissuration des panneaux. Le support d'une peinture ainsi endommagé peut à son tour entraîner des conséquences dramatiques sur la couche picturale, menant potentiellement à des pertes de peinture. Dans cette présentation, nous expliquerons les changements dimensionnels d'une planche de bois brute soumise à des variations hygrothermiques, en fonction de l'orientation des cernes. Puis nous considérerons le cas d'une planche avec une face peinte. Pour finir, nous étudierons le cas d'une planche restreinte par des traverses ou des renforcements au dos. Ces situations seront illustrées par des analyses par éléments finis.