Résumé
Quel sens donner aux pratiques qui découlent des réseaux sociaux d’hospitalité, apparus au début du 21ème siècle ? Peut-on les envisager comme une résurgence de l’hospitalité antique ? Peuvent-elles être lues comme la recherche d’une expérience redéfinie et plus intense de l’altérité, de l’accueil de l’autre, d’un mouvement en direction de l’hospitalité inconditionnelle de Derrida ? Ou leurs motivations sont-elles plutôt centrées sur la satisfaction de besoins personnels et plus « égocentrés » : être hébergé gratuitement, vivre des expériences et des émotions « authentiques », s’épanouir, rompre la solitude,… ?