Résumé
Les principaux schémas de la biogéographie naturelle et de la végétation de la flore algérienne étaient déjà connus au milieu du XXe siècle. Cependant, la diversité phytaxonomique reste encore mal répertoriée et très mal cartographiée jusqu'à présent. Trois étapes historiques de la connaissance taxonomique ont été développées en Algérie : la première s'est achevée vers 1922, la seconde avec l'indépendance en 1962, et la dernière a commencé lentement après quelques décennies d'interruption. Depuis les années 2000, la découverte ou la redécouverte de nouvelles données nationales ou régionales augmente régulièrement. Par conséquent, les outils classiques tels que les flores nationales sont obsolètes, tandis que les outils modernes restent partiels et incertains. Ces lacunes taxonomiques et chorologiques affectent négativement les sciences phytoécologiques, la phytochimie et, dans une moindre mesure, l'ethnobotanique. Cela constitue également un défi pour les conservationnistes dans l'évaluation des menaces qui pèsent sur la flore menacée ou la mise en œuvre d'une gestion durable. Ainsi, la prise en compte des effets du changement climatique sur la phytodiversité et les écosystèmes devient de plus en plus un défi.