Résumé
Les cratères d’impact de météorites répertoriés sur Terre sont souvent fortement érôdés ou enfouis. Cependant, les propriétés physiques des éventuels restes de brèches d’impact et surtout de roche-cible trahissent l’occurrence d’un impact dans le passé, et permettent de mieux comprendre les phénomènes complexes mis en jeu lors d’un tel évènement géologique. L’étude présentée montrera l’apport de la géophysique, que ce soit par l’acquisition de nouvelles données et/ou par l’analyse, la modélisation et l’interprétation de mesures existantes, pour révéler la structure et la géologie de certains cratères d’impact. Nous insisterons notamment sur la relation entre taille du cratère initial, état d’érosion, type de cible (cristalline ou sédimentaire) et anomalies géophysiques pour les structures d’impact de Rochechouart (France), Tunnunik (Arctique, Canada) et Chicxulub (Mexique).