Résumé
Le fonctionnement des socio-écosystèmes dépend d’une combinaison de processus dits globaux (dont la conceptualisation est opérée à grande échelle, grands bassins versants ou mondiale) et locaux (opérant par exemple à l’échelle des tronçons de cours d’eau et des communes riveraines). De même, les actions sur les socio-écosystèmes combinent des décisions (inter)nationales (politiques environnementales et priorisation de gestion) et des actions locales, qui doivent être cohérentes pour être efficaces. Les études locales des socio-écosystèmes, comme celles développées sur les observatoires de terrain, tendent à identifier les facteurs locaux clefs contribuant au fonctionnement des socio-écosystèmes. Identifier des connaissances locales généralisables, dans l’espace et le temps, est donc essentiel pour informer les études globales des socio-écosystèmes (ex : scénarios d’évolution de la biodiversité, identification de réglementations efficaces). A partir d’exemples concrets de généralisation des recherches de la Zone Atelier du Bassin du Rhône (ZABR), nous discutons dans cette contribution des conditions d’obtention de connaissances locales généralisables. Ces conditions incluent d’anticiper la démarche de généralisation, de s’appuyer sur des théories, d’identifier les processus principaux et leurs déterminants aux échelles adaptées, d’identifier des proxys globaux mécaniquement liés aux déterminants locaux, et/ou d’utiliser des validations croisées rigoureuses dans les approches comparatives.