Résumé
Le terme de transition écologique s’est imposé pour remplacer la notion de développement durable (« sustainabledevelopment », rapport Brutland 1987) devant l’incapacité de la dynamique initiée à l’époque à répondre aux enjeux sociétaux liés au modèle économique linéaire dominant. Sur ce sujet, le rôle des scientifiques pour sensibiliser la société aux défis environnementaux a été déterminant depuis les travaux du groupe Meadows du MIT sur les limites de la croissance (1972), en passant par les mises en place du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC 1988) , la création La plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES 2012), et enfin concernant l’impact des déclarations de scientifiques comme le colauréat du prix Nobel de chimie P. Grutzen, suite à ses travaux sur la chimie de l’atmosphère (1995), sur l’émergence de l’anthropocène (2000), entre autres… Aujourd’hui on parle de transition au singulier, ou au pluriel (énergétique, numérique…). L’irréversibilité de la transition, la temporalité du régime transitoire, sont questionnées. La compréhension de la dynamique du système global en lien avec les évolutions scientifiques et technologiques interroge les communautés scientifiques et de l’enseignement supérieur sur les actions à mettre en œuvre. Je ferai un point d’étape sur la base d’une expérience initiée par l’enseignement.