Résumé
À partir de quatre œuvres littéraires mettant en scène différents types d’effondrement : pandémie, barbarie, naufrage, on s’interroge sur la survenue de la résilience dans une société, une vie humaine, une communauté. Ces récits confirment que, si l’effondrement est irréversible, en revanche la résilience peut ouvrir sur une diversité de futurs possibles. Pour Jack London, dans "La Peste écarlate", comme pour Jean Carrière dans "La Caverne des pestiférés", ou encore Michel Tournier, avec "Vendredi ou Les limbes du Pacifique", c’est le bouleversement qui permet l’émergence d’un. nouveau monde. Différent des trois fictions précédentes, le témoignage de Jorge Semprún dans "L’écriture ou la vie" repose sur un bouleversement total de la notion d’humanité. L’écriture sauve de la mort et l’existence de ce témoignage sur le Mal absolu fait obstacle à l’oubli lorsque le dernier survivant aura disparu. Carrière Jean, "La Caverne des Pestiférés", vol 1 Lazare, vol. 2 Les aires de Comeizas, Paris, Pauvert, 1978-79.London Jack, "La peste écarlate", trad. par Paul Gruyer et Louis Postif, notes et dossier rédigé par Bruno Vergnes, Arles, Actes Sud, 2022.Semprún Jorge, "L’Écriture ou la vie", Paris, Gallimard, Folio, 2021. Première édition Gallimard, 1994.Tournier Michel, "Vendredi ou les Limbes du Pacifique", Paris, Gallimard, 1967.