Résumé
Depuis 2009, les interventions archéologiques et géomorphologiques dans la vallée de l'Arc permettent de restituer les paysages et l'occupation humaine à proximité du fleuve et des ses affluents, de la Préhistoire à aujourd'hui.L'approche géomorphologique a mis en évidence d'importantes mutations des formes de la moyenne vallée de l'Arc, fleuve qui, il y a vingt mille ans, s'écoulait au sein d'une large plaine en y creusant divers chenaux. Sa transformation en cours d'eau à méandres, incisé dans une plaine plus étroite est autant le résultat des changements climatiques que de l'action humaine. Si plusieurs de ses affluents, comme la Luynes ou le Coq, avaient déjà livré des structures archéologiques, ce n'est que récemment qu'ont été découverts les vestiges d'une implantation antique sur les rives même de l'Arc. Première intervention d'ampleur au cœur de sa vallée, la fouille du domaine de La Grassie offrait la possibilité de mener, pour la première fois dans ce secteur, une approche paléo-environnementale et d'améliorer la compréhension des relations entre l'Homme et le fleuve. L'évolution du cours de l'Arc et de ses proches abords a pu être mise en relation avec les occupations successives du site entre la fin du Ier et la fin du IIe siècle de notre ère. L'une d'entre elles pourrait correspondre à un lieu de culte de campagne.Cette conférence, sous forme de vidéo-projection, a présenté en détail les résultats des études menées au bord de l'Arc et, de manière plus générale, l'état des connaissances sur l'ensemble de la moyenne vallée du fleuve en 2013.