Résumé
Cette étude analyse la façon dont une entreprise diffuse conjointement une information obligatoire et une information volontaire à la suite d'un accident environnemental. Nous nous appuyons sur le groupe Total qui subit coup sur coup le naufrage du pétrolier Erika en 1999 et l'explosion de l'usine AZF à Toulouse en 2001. En partant de la théorie de l'hypocrisie organisationnelle, nous mettons en évidence que Total entretient une double diffusion en fonction du caractère volontaire ou obligatoire de l'information véhiculée à la suite de l'accident environnemental. En effet, le groupe Total diffuse une information obligatoire très limitée alors même que la diffusion de l'information volontaire sert de légitimation.