Résumé
À l'occasion de la fouille préventive menée par l'Inrap sur le site du "Camp de Sarlier" à Aubagne dans les Bouches du Rhône en 2018 (responsable d'opération T. Hamon, Inrap), les vestiges architecturaux d'un bâtiment daté du Néolithique final, appelé ensemble 1300, ont été mis au jour dans la zone I en partie sud du site ; La fouille a permis de mettre en évidence des techniques constructives mixtes utilisant la pierre et la terre pour l'édification des murs, ou la terre crue pour la finition de sols aménagés. Les données archéologiques et géoarchéologiques témoignent de la diversité des ressources exploitées pour la pierre (calcaire, galets de quartzite, poudingue) et des modes de mise en oeuvre divers pour la terre crue (éléments préformés et terre massive) selon les murs. Elles mettent également en évidence des variations selon les éléments architecturaux (murs), dans le mode d'assemblage de matériaux selon les éléments architecturaux (murs), dans le mode d'assemblage de matériaux (blocs de pierre/briques modelées ou blocs de pierre/terre massive). Cela conduit à s'interroger sur la nature des choix opérés par les bâtisseurs dans la construction de cet édifice. Au final, l'usage de matériaux composites dans la construction pourrait constituer une signature assez caractéristique mais originale de l'architecture domestique du Néolithique final provençal.