Résumé
Récemment, Gernigon et collaborateurs (Gernigon, 2013 ; Gernigon, Vallacher & Nowak, 2012) ont proposé un modèle mathématique de la dynamique des motivations d'approche et d'évitement décrivant cette dynamique par l'équation :V(x)= kx–½ x2+ ¼ x4où V(x) est la fonction de potentiel des différents états xque l'état d'implication dans un but peut adopter et k(compris entre +1 et -1 inclus) est un paramètre de contrôle qui spécifie la direction et le degré d'inclinaison du potentiel V(x)vers l'approche ou l'évitement.Dans ce modèle, la valeur du paramètre de contrôle krésulte des interactions entre les attentes de compétence, le bénéfice et la menace pour le soi que véhiculent les buts d'accomplissement, telles que définies par l'équation :k = (c x bs) –[msx (1 –c)]où correspond aux attentes de compétence, bsest le bénéfice potentiel pour le soi, msest la menace potentielle pour le soi.Ainsi, une comparaison sociale ascendante, en contexte de concurrence sportive, pourrait représenter une menace pour le soi susceptible d'accroître la répulsivité d'un but. En s'appuyant sur le modèle de Gernigon et al., l'objectif de la présente intervention était de diminuer chez une jeune gymnaste la perception de menace résultant de la comparaison sociale ascendante activée par la présence de camarades de niveau légèrement supérieur à elle. Le résultat attendu était le remplacement de la motivation d'évitement de cette gymnaste par une motivation d'approche.