Résumé
Malgré la quantité désormais importante des informations sociétales diffusées, la plupart des rapports développement durable sont peu crédibles, conduisant à un questionnement sur leur qualité. Des recherches antérieures ont exploré certains déterminants des pratiques de divulgation sociétale. Chaque étude a développé son score à partir de mesures de niveau (quantité et catégories), de nature, de sens (positif ou négatif) ou d'auditabilité des informations diffusées (Gray et al., 1995; Cormier & al., 2005). La présente recherche développe un score de mesure des informations RSE fondé sur le respect apparent des principes comptables traditionnels. L'idée développée est que les firmes cotées tendent, pour crédibiliser les rapports RSE, à leur appliquer un vernis comptable qui s'apparente à un « cérémonial ». Une analyse empirique des pratiques du SBF 120 conduit à comparer deux modèles explicatifs de cette cérémonie comptable : un modèle institutionnel pur et un modèle institutionnel et économique. Le cérémonial comptable des RDD parait mieux s'expliquer par une approche exclusivement institutionnelle des stratégies de communication RSE.