Résumé
The French Water Users Associations (ASA) have contributed for more than a century to the development of the irrigation in France. They manage 20 % of the irrigated area today. The multitude of ASA, their variety and their longevity testifies of the aptness of the frame of participative management defined by the legislation from 1865. But we underline in this communication the limits of a very administered management, based on the respect for obligations close to public utilities and on a strong supervision of the state administration. The administrative, very regulated functions, are structured and supported by complex Information Systems which integrate gradually the new technologies. The water users carry, on the other hand, a weak interest for a management control of the performances of their irrigation network ; this is translated by the poorness of the Information Systems dedicated to technical and economic functions, of which the maintenance. An evolution towards structured Management Information Systems seems necessary considering the changes of the socio-economic context.
Les Associations Syndicales d'Irrigation ont contribué depuis plus d'un siècle à l'essor de l'irrigation en France. Elles gèrent aujourd'hui 20 % de la SAU irriguée. La multitude des ASA, leur diversité et leur longévité témoignent de la pertinence du cadre de gestion participative défini par la législation dès 1865. Mais nous soulignons dans cette communication les limites d'une gestion très administrée, fondée sur le respect d'obligations proches de certains services publics et sur une tutelle forte de l'administration. Les fonctions administratives, très réglementées, sont structurées et soutenues par des Systèmes d'Information complexes qui intègrent progressivement les nouvelles technologies pour satisfaire les exigences des services de tutelles. Les agriculteurs - gestionnaires portent, par contre, un faible intérêt pour une planification stratégique autonome ou pour un contrôle de gestion destiné à une évaluation des performances de leur réseau selon leur propre point de vue. Ceci se traduit par l'indigence des Systèmes d'Information dédiés aux autres fonctions, dont la maintenance. Cette attitude est analysée en référence à un ensemble de facteurs techniques, économiques, sociaux, juridiques et politiques qui apparaissent comme autant de freins à la diffusion d'autres Systèmes d'Information que ceux imposés par la comptabilité publique. Cette évolution semble pourtant nécessaire compte tenu des changements du contexte socio-économique.