Résumé
A partir du cadre théorique du parcours de vie (Moschis, 2007), cette recherche étudie la consommation alimentaire des étudiants en fonction de leur stade de décohabitation. Une enquête menée auprès de 815 étudiants au profil diversifié révèle que la qualité nutritionnelle de leur alimentation ainsi que leur niveau de cuisine sont significativement plus élevés chez les cohabitants que chez les décohabitants, particulièrement pour ceux venant de quitter le foyer. Cependant, ces scores s’améliorent une fois la décohabitation plus ancrée. Ensuite, un modèle d’équations structurelles (n=676) permet d’identifier les variables explicatives du niveau d’équilibre alimentaire et de cuisine des étudiants décohabitants. L’anxiété (sociale et économique) ainsi que l’expertise perçue (en cuisine ainsi qu’en nutrition) expliquent ces différences. Ces résultats présentent des implications sociétales : des mesures visant à réduire le stress des étudiants tout en améliorant leurs connaissances culinaires devraient participer à l’amélioration de leur comportement alimentaire.