Résumé
L’utilisation du bois comme matériau est un enjeu important pour les économiesd’énergie et pour le stockage de carbone extrait du CO2. Matériau anisotropecompétitif vis à vis des composites à fibres, c’est dans ses usages hauts de gamme,en substitution à d’autres matériaux de structure, qu’il permet le plus d’économiesd’énergie et d’obtenir la plus grande valeur ajoutée. Il faut alors trier et qualifierla ressource en bois en disposant, entre autres, de ses caractéristiques mécanophysiquesanisotropes comme ses constantes élastiques. Elles sont au nombre de 9car le bois est usuellement considéré comme orthotrope à l’échelle millimétrique.Les techniques de caractérisation classiques requièrent généralement de recourir àplusieurs échantillons prélevés dans différentes directions. Néanmoins, du fait dela variabilité du bois au sein d’un même arbre, la cohérence des données obtenuessur différents échantillons n’est pas assurée.Le but de nos recherches est d’utiliser la spectroscopie ultrasonore résonante (RUS)[1] pour obtenir les 9 constantes élastiques à partir d’un unique échantillon debois. Cette technique consiste à mettre en résonance un échantillon de formeconnue du matériau, à mesurer ses fréquences propres et à identifier par uneméthode inverse ses coefficients d’élasticité.Nous avons donc adapté cette technique au cas du bois [2], en utilisant des signauxd’excitation à phase optimisée et un système de mesure basé sur la vélocimétrielaser, capable de mesurer les fréquences propres et les déformées modales surplusieurs faces de l’échantillon [3]. Un programme spécifique d’identificationinverse est en cours de développement sur des échantillons de bois de densitébalayant quasiment toute la gamme possible.