Résumé
Le bois en tant que matériau présente des propriétés effectives exceptionnelles mais sonorigine biologique entraine une forte sensibilité aux dégradations biologiques et auxvariations climatiques (température, humidité) ainsi que de grandes variations d’organisationde ses éléments constitutifs à plusieurs échelles (cerne annuel, tissus ligneux, cellule/fibre,paroi cellulaire, matière ligno-cellulosique, macromolécules, voir figure 1) qui rendent sonutilisation plus complexe. La prédiction et la compréhension fine des comportements dubois à l’échelle macroscopique (i.e., échelle des cernes annuels) sont donc difficiles et il estparticulièrement intéressant d’étudier le bois à l’échelle de la paroi cellulaire. En effet, lespropriétés du bois, et de tous matériaux à base de bois, dépendent fortement des propriétésdes fibres, et donc de leur paroi. Il est donc primordial de pouvoir caractérisermécaniquement les différentes couches de la paroi cellulaire des fibres, en particulier laparoi dite secondaire, si l’on veut comprendre les relations entre (micro)structure etpropriétés. Différentes méthodes de caractérisation mécanique développées dans le cadre desrecherches effectuées dans le domaine de la mécanique du bois à cette échelle (traction surfibre isolée, nanoindentation, microscopie à force atomique, etc.) seront présentées etcomparées (figure 1). Les développements futurs et les limitations de ces deux serontprésentés en relation avec les propriétés mesurées du bois.