Résumé
L'eau devient un bien de plus en plus rare, et l'irrigation en étant le principal consommateur, les auteurs cherchent à déterminer dans quelle mesure des économies d'eau pourraient être réalisées par une optimisation économique des apports d'eau aux plantes. Prenant le cas d'une parcelle cultivée en maïs, ils décrivent dans un premier temps le modèle théorique, économique et agronomique, représentant la gestion optimale d'un stock initial d'eau au cours d'une saison d'irrigation. Ce modèle permet d'obtenir les conditions nécessaires d'optimalité. Par un processus de Monte-Carlo les auteurs obtiennent ensuite sur le plan numérique les rendements agricoles à l'hectare, le profit dégagé par les cultures, le nombre d'irrigations et les quantités d'eau utilisées pour les années humides, normales ou sèches. Le résultat essentiel est que pour chaque type d'étude, le maximum économique conduit à un profit très nettement supérieur à celui obtenu avec le maximum agronomique, avec une quantité d'eau consommée bien inférieure, un nombre d'irrigations sensiblement diminué, et surtout pour une production à l'hectare à peine diminuée.