Résumé
Aujourd'hui, les valeurs individuelles sont très souvent mises en avant tant au niveau sportif que professionnel. Les sports de combat et les arts martiaux sont également soumis à ce phénomène. L’avantage décisif, l’ippon inscrit en compétition est un symbole de réussite et d’engagement. Il en va de même pour la montée sur le podium ou la remise des médailles. Cependant, ces événements qui ne durent que quelques secondes nécessitent des années d’efforts au cours desquelles, pour progresser, le temps passé à "faire avec l’autre" est bien plus important que le temps passé à "faire contre l’autre".Le judo, le taekwondo et le karaté ont trois dimensions: les combats, la technique et la légitime défense. Dans le cadre de l'école, où tous les élèves sont accueillis, la relation typique des arts martiaux (caractérisée par un rapport de forces par les médias) peut être instaurée pour stimuler la possibilité de raisonnement. Dans ce "jeu, il n'y a pas de gagnant ni de perdant, mais des apprenants qui trouvent du plaisir à partager leurs découvertes" parce qu'elles ont un sens et qu'elles matérialisent une progression. Bien que les médias rejettent très souvent cette dimension après la confrontation de la compétition, cette relation doit être construite, doit être d'abord développée dans un environnement social. L'adaptation à cet environnement social est privilégiée par la coopération, la compréhension et non par la victoire sur l'autre. Ainsi élaboré, ce rapport de forces permet d’apprendre à traiter l’autre « non comme un adversaire, mais comme un partenaire de jeu ».