Résumé
L’activité physique a des effets sur l’ensemble des fonctions de l’organisme et elle est bénéfique sur la fonction musculaire, mais les mécanismes inter-organes sous-jacents sont complexes et la littérature commence à peine à s’y intéresser. Il a été montré que les souris ayant eu accès à une activité volontaire sur roue présentent une diminution de l’anxiété. D’autre part, la performance régulière de l'exercice conduit à des changements similaires dans l’axe HPA (hypothalamo-hypophyso-corticosurrénalien ou axe du stress) chez les rats et les souris. Des données expérimentales chez le rongeur démontrent que plusieurs semaines d’activité libre sur roue ou contrainte sur tapis roulant modifient la composition de la flore intestinale, en augmentant la richesse bactérienne (avec des bactéries favorables à la santé) associée à de meilleures performances physiques. Dans ce contexte nous avons analysé la composition bactérienne du microbiote de souris adultes de 5 mois placées soit en condition de sédentarité, soit des souris adultes ayant un accès libre à des roues d’activités l’état d’anxiété de ces deux lots de souris et l’expression des gènes de l’iléon pouvant être modifiée par un changement de microbiote intestinal.