Abstract
Le Rwanda est l’un des pays de l’Afrique subsaharienne dont l’économie augmente considérablement. Régulièrement apprécié par la communauté internationale pour sa bonne gouvernance et ses progrès économiques, le Rwanda est devenu l’un des interlocuteurs les plus solides du continent. Des investissements privés substantiels ont été réalisés dans le développement de nouvelles industries telles que l’embouteillage des eaux. Dans les villes où vivent les personnes les plus aisées, la majorité de la population préfère consommer de l’eau embouteillée etla croissance fulgurante du marché de l’eau embouteillée au Rwanda s’affirme jour après jour. On trouve sur le marché national des eaux de table, des eaux minérales et des eaux de sources dont certaines sont produites au Rwanda alors que d’autres proviennent de l’Afrique de l’Est (Ouganda, Tanzanie, Kenya et République démocratique du Congo). La plupart des habitants de l’Afrique de l’Est vivent de l’agriculture et de l’élevage et utilisent des intrants agricoles. Les sources en eau sont donc exposées à la contamination par infiltrationmais fort heureusement,la qualité de ces eaux embouteillées est continuellement contrôlée. Quinze échantillons dont 4 eaux de table, 8 eaux minérales et 5 eaux de sources, toutes commercialisées au Rwanda ont été analysés au laboratoire de qualité de l’eau de l’INES Ruhengeri. Pour les eaux de table, ce sont les conditions d’embouteillage et d’hygiène qui déterminent leur qualité. Les eaux minérales et de sources du Rwanda sont généralement bicarbonatées ou chlorurées calco-sodiques, celles du Kenya sont majoritairement bicarbonatées sodiques, celles de l’Ouganda présentant des faciès variant du sulfatée-bicarbonatée calco-sodique au chlorurée-sulfatée sodique. L’unique eau minérale provenant de la République Démocratique du Congo est bicarbonatée-sulfatée calco-sodique. Pour certains échantillons, les résultats sont en accord avec la géologie de la région alors que pour d’autres la géologie apparente ne reflète pas le chimisme de ces eaux, des hypothèses sont formulées pour expliquer cette contradiction. Pour tous les échantillons à l'exception d'une eau minérale du Kenya, on note une faible minéralisation et une faible dureté. Toutes les valeurs obtenues sont dans les normes de RSB (Rwanda Standards Board) relatives à la potabilité de l’eau de boisson.