Abstract
Ces dernières années, le développement de modèles cellulaires 3D mimant l’architecture et le fonctionnement d’un organe ou de tissu entier a pris une place croissante. Dans le cas du muscle squelettique, reproduire in vitro une telle structure est un véritable défi qui nous offre l’opportunité d’étudier les mécanismes de régulation de son métabolisme. Les cultures 3D constituent une bonne alternative aux expérimentations animales et permettent ainsi de répondre au principe des 3R (« remplacer, réduire, raffiner ») qui décrit les principes éthiques de la recherche avec des animaux.Nos travaux ont permis d’établir un modèle 3D de cellules musculaires (plus représentatif du muscle in vivo qu’une culture 2D) avec un maintien de la différenciation myogénique à long terme et l’expression de marqueurs terminaux. La perspective est de pouvoir utiliser ce modèle 3D pour des études fonctionnelles (contractilité/fatigue/récupération) et métaboliques (effet de molécules, de contraintes environnementales et génétiques).