Abstract
Après avoir été utilisé dans le réacteur, le combustible nucléaire U(IV)O2 usé est très nocifpour les organismes et doit être confiné en toute sécurité pendant des milliers d'années.Pendant le stockage, l'intrusion potentielle d'eaux souterraines à la suite de défaillances duconfinement pourrait entraîner la production d'espèces radiolytiques telles que H2O2, quipeuvent contribuer à la corrosion des matrices à base d'UO2 et favoriser la dissolution et lerejet de radionucléides dans l'environnement. La sonochimie offre une voie originale pouraccumuler lentement H2O2 en solution grâce au phénomène de cavitation acoustique [1-3].Ce travail se concentre sur la sonolyse du dioxyde d'uranium dans l'eau pure et les milieuxlégèrement acides sous atmosphère oxygénée. Après la préparation de plaquettes dedioxyde d'uranium bien caractérisées par la voie oxalique, leur conversion complète en(méta-)studtite [(UO2(O2)(H2O)2)-xH2O] est observée sous ultrasons. Des études détailléessur les solutions restantes (spectroscopie d'absorption UV-Visible et ICP-OES) et lesrésidus solides (SEM, XRD, et techniques FTIR) nous ont permis d'attribuer cecomportement à la génération sonochimique de peroxyde d'hydrogène et aux effetsphysique de la sonochimie.La formation de structures cristallines de studtite a été observée à la surface desplaquettes de dioxyde d'uranium avec une préservation de la morphologie suggérant unmécanisme de formation complexe autre que la dissolution/précipitation classique. Il estintéressant de noter que dans des conditions sonochimiques spécifiques, des plaquettes àtrou central sont observées et seront discutés discutée lors de la conférence. [5