Résumé
Avant tout usage de la matière végétale, celle-ci est en règle générale broyée dans un objectif de densification, voir fractionnée pour obtenir des particules aux fonctions/propriétés ciblées. Le fractionnement de matières lignocellulosiques telles que les pailles de maïs, tiges de miscanthus, produit des particules de morphologie très poly disperse. La distribution des paramètres morphologiques est un critère important, soit pour la compréhension et le pilotage des procédés de fractionnement, soit pour l’utilisation de ces particules, par exemple dans la production de matériaux. Il est donc important d’avoir accès aux caractéristiques morphologiques des particules telles que leur taille et leur allongement.Nous nous sommes intéressés à deux systèmes de caractérisation utilisant des techniques d’acquisitions d’images optiques, mais dont la présentation de l’échantillon est différente : le système Qicpic (Sympatech) qui acquière avec une caméra rapide les images des particules qui sont dans un flux continu et le système MorphoG4 (Malvern) qui fait une acquisition d’image par transmission après dispersion sur une plaque en verre avec une faible pression. Pour les deux systèmes, l’analyse d’image se fait en système « boîte noire », mais nous avons ensuite accès à l’image de chaque particule identifiée et à des représentations de la dispersion des particules en fonction des diverses caractéristiques morphologiques.Notre démarche est de comparer les deux équipements à l’aide de deux poudres assez grossières (longueur desparticules pouvant être supérieure au mm). Compte tenu de la taille et de la forme allongée de ces particules les techniques de granulométrie laser ne sont pas les mieux adaptées. Ces deux fractions contrastées sont issues du broyage de tiges de miscanthus via deux procédés de broyage différents et leur taille de particules est dans une gamme équivalente (200μm –800μm, obtenue par tamisage). Nous utilisons les équipements dans les conditions préconisées par les fournisseurs et avec un maximum d’étapes automatisées, qui seront idéalement utilisées pour la caractérisation des fractions futures. Les distributions volumique (ou en nombre) des paramètres morphologiques ont ainsi été comparée afin d’évaluer l’influence du mode de présentation sur les résultats obtenus.