Résumé
Dans son récit de voyage, l'écrivaine américaine d'origine antillaise Jamaica Kincaid raconte son voyage au Népal afin de récolter des graines pour son jardin. Son texte peut être défini comme une écriture postcoloniale de « contre-voyage » (Huggan et Holland 1998) parce qu'il utilise l'écriture de voyage pour dénoncer la violence coloniale et subvertir les récits de voyage coloniaux. Dans une perspective postcoloniale et écocritique, ce chapitre étudie plus spécifiquement l’utilisation que fait Kincaid du récit de voyage pour représenter la production de connaissances et le façonnement des relations avec l'environnement. Il montre que le texte de Kincaid révèle la manière dont les expéditions botaniques coloniales ont façonné les paysages mondiaux tout en établissant une forme de domination épistémologique.