Abstract
Cendre mòrta, voilà un titre bien antinomique vis-à-vis du titre englobant l'ensemble des proses où il paraît : Verd Paradís (II). Le voyage dans lequel nous emmène le narrateur derrière ce médecin alter ego de l'auteur est une ascension-chute vers le dépouillement final de toute entreprise humaine : fin de la descendance, fin de l'histoire familiale. Dans Verd Paradís ce qui domine c'est généralement une poétique de la présence au monde dans l'instant, à travers une nature languedocienne âpre. A l'opposé, l'atmosphère de cette prose nous rappelle davantage La chute de la maison Usher d'Edgar Poe avec cette présence d'un passé qui finit par engloutir le présent.