Résumé
Variété des formes d'accompagnement du créateur d'entreprise : quand la dimension interpersonnelle devient prégnante 1. Les fondements de la réflexion Selon Paturel et Masmoudi (2005), 70 à 85 % des nouvelles entreprises survivent grâce à un accompagnement alors que celles qui choisissent de se développer sans encadrement connaissent un taux de survie de 50%. Ces propos corroborent ceux de Viennet, qui martelait déjà l'opinion il y a près de vingt ans en affirmant que l'accompagnement fait la différence entre le succès et l'échec de l'entreprise : « le coefficient de survie à quatre ans des entreprises qui prennent la précaution de s'entourer de conseils de spécialistes dépasse de 12 à 17 points celui des entreprises qui dédaignent ces avis » (Viennet, 1990). Les rares enquêtes ou travaux réalisés sur l'accompagnement vont tous dans le même sens d'une corrélation positive entre accompagnement et pérennité (Sammut, 1995 ; Hernandez, 1999 ; Chabaud et alii, 2003). Le rapport Hurel (2002) fait état de 6 réseaux d'accompagnement « officiels », représentant quelques 700 implantations locales : le réseau des CCI (Entreprendre en France), celui des chambres des métiers, France active, le réseau des boutiques de gestion, France Initiative Réseau, l'ADIE 1 … Ces réseaux ont le mérite d'exister mais la question est de savoir si les créateurs les considèrent comme un élément incontournable de l'accompagnement tel qu'ils le souhaiteraient. Si l'on définit simplement l'accompagnement comme le processus qui permet à une personne et/ou une entreprise de mieux comprendre et d'appréhender avec plus