Abstract
Sous la (forte) impulsion du gouvernement, le nombre des régions métropolitaine françaises est passé le 1er janvier 2016 de 21 à 13. Les motivations officielles de cette réforme étaient de réaliser des économies d’échelle et de rationaliser. Mais, en réalité, elle a connu une genèse assez erratique, puisque l’objectif initial était de supprimer les départements en France, comme cela avait été annoncé par le Premier Ministre puis par le Président de la République en 2014. Le premier enseignement qui se dégage, à notre sens, de la fusion des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, et qui est sans doute valable pour beaucoup de fusions, est de découvrir combien la disparition d’un territoire amène celles et ceux qui y vivaient et y travaillaient à le reconsidérer et à le revaloriser. Une seconde leçon est que, malgré ces difficultés, la fusion s’est faite. Cette comparaison nous amène finalement à reconsidérer le rôle essentiel assigné au politique par nombre de commentateurs dans les phases de fusion. Cette influence varie cependant fortement selon les secteurs. Elle a par exemple été plus notable sur le domaine culturel que sur celui de la recherche.