Abstract
Traiter de la transition numérique et de ses effets ou impacts sur les pratiques du plein air s’inscrit dans un domaine de recherche exploratoire. Peu de travaux et publications existent (Mao, Obin, 2019). La notion elle-même de transition révèle le passage d’un état à un autre. Le processus étant en cours, il s’agit d’observer les transformations du champ des pratiques récréatives via l’émergence de nouveaux acteurs, de nouveaux usages et espaces d’activités, de nouvelles formes de sociabilités et de relations entre pratiquants. Bien évidemment, cette dynamique questionne l’ensemble des acteurs impliqués (opérateurs, équipementiers, institutions, collectivités territoriales). L’ampleur des changements les oblige à se repositionner dans un système en perpétuelle transformation. De plus, les pratiques de plein air sont à l’interface entre des activités culturelles, sportives, de loisirs et touristiques. L’e-récréation entretient donc des liens forts avec l’e-culture (Ronchi, 2009), l’e-sport et le sport 3.0 (Loret, 2012), l’e-loisirs (Thibault, 2014) et l’e-tourisme (Gallouj, Leroux, 2011).Dans un premier temps, un retour sur la transition numérique permet de questionner l’ensemble de ses dimensions et l’importance des mutations en cours. Dans un second temps sont détaillées les trois logiques ou tendances (institutionnelles, libérales et alternatives) s’affirmant dans les pratiques de plein air. Une discussion conclusive vient clôturer le propos. La démonstration s’appuie principalement sur des exemples français même si, dans bien des cas, ils sont représentatifs des dynamiques présentes dans bien d’autres contextes territoriaux, voire même à une échelle mondiale…