Résumé
Pendant longtemps, la gestion des ressources (grand cycle de l'eau) et des services d'eau (petit cycle) relevaient d'échelles et d'acteurs distincts. Le petit cycle recouvre les réseaux d'eau potable et d'assainissement. Il est placé sous la responsabilité des élus locaux (communes et intercommunalités) et se structure autour du triptyque élus (organisateur), opérateur (gestionnaire) et abonnés (usager payeur). L'État quant à lui fixe et contrôle l'application des règles. Il a longtemps contribué au financement des réseaux, rôle désormais confié aux agences de l'eau.L'enjeu des services portait initialement sur l'accès à l'eau (raccordement au réseau). Il s'est déplacé vers la qualité des ressources, générant un premier pont entre petit et grand cycle : la maîtrise des pollutions diffuses ou la fixation des exigences de rejets des stations d'épurations se raisonnent à l'échelle de la masse d'eau. Le changement climatique accentue encore les tensions quantitatives à une plus large échelle. La gestion quantitative passe d'un registre technique (construire des infrastructures d'accès à l'eau) à un registre de gouvernance (organiser le partage de l'eau entre les usages) Quels sont, dans ce contexte, les enjeux et les pistes d'évolutions en France et plus particulièrement en Occitanie ?