Abstract
Alors que certains avancent – dans la droite ligne d’un courant doctrinal du XIXe siècle faisant suite à la loi du 14 juin 1841 sur la faculté d’abandon – que la fortune de mer est un patrimoine d’affectation, cette étude a vocation à revenir sur la nature juridique de cette opération du droit maritime. Il ressort qu’en droit français il n’a jamais vraiment été question d’un patrimoine d’affectation à cet égard, par contraste avec le droit allemand qui a développé la théorie des Seevermögen.