Résumé
Dans un grand nombre de pays d’Afrique francophone, les L1 des apprenants n’ont pas un statut de langue haute dans la situation multilingue de diglossie qui caractérise les situations post-coloniales. Les différences de statut se retrouvent dans les conditions d’enseignement de ces langues, souvent cantonnées au rôle de langues d’enseignement seulement dans des dispositifs expérimentaux. À la minoration de statut s’ajoute une précarité de la présence de ces langues dans les systèmes éducatifs, analysée à travers le cas du Niger.