Abstract
Les puits du port antique de Lattara (Lattes, Hérault) ont conservé, grâce aux conditions anaérobies, des séries exceptionnelles de bois travaillés : débris d'objets de la vie quotidienne, de vanneries mais aussi de meubles, avec notamment deux exceptionnels pieds de mensae tripedes. L'étude technique, typo-chronologique et sociologique de cette documentation permet d'approcher un pan de l'économie antique rarement accessible aux archéologues, du moins dans les régions tempérées. La provenance locale possible des essences à l'origine des objets manufacturés, ou l'importation d'objets, est discutée, à la lumière des connaissances sur les savoir-faire et les données d'environnement existant par ailleurs.