Abstract
La figure de l’habitant constitue ainsi une catégorie « désidéologisée » du jeu politique, autorisant celui qui en fait usage à mobiliser conjointement des segments électoraux autrement définis comme antagonistes, afin de maximiser les votes favorables.La référence à la demande de l’habitant, les dispositifs et les discours présentés comme « réponse » à cette « demande », loin d’être le résultat du constat de « besoins » objectifs et de « solutions » adaptées, découlent en pratique du travail de mobilisation électorale contraint par l’état des rapports de force entre des acteurs politiques en interdépendance.