Résumé
This paper reviews the history of the rehabilitation of the former Salsigne gold mining site, in the Orbiel valley (southern France), closed since 2004. It traces the stages of its securing and partial clean-up, not yet completed. More specifically, it examines the epistemic cultures and socio-technical imaginaries of rehabilitation professionals to understand how they worked. By examining controversies concerning the safety of mining waste storage facilities, the effectiveness of run-off treatment and the definition of the geochemical background, we are able to compare different technical approaches. The result is a reflection on some of the blind spots that prevent us from considering malfunctions or postpone their resolution. We argue in favor of greater participation by local populations in the technical choices determining the future of former mining areas.
Cet article retrace l'histoire de la réhabilitation de l'ancien site minier aurifère de Salsigne, dans la vallée de l'Orbiel (sud de la France), fermé depuis 2004. Il retrace les étapes de sa mise en sécurité et de son nettoyage partiel, qui n'est pas encore achevé. Plus précisément, il examine les cultures épistémiques et les imaginaires socio-techniques des professionnels de la réhabilitation afin de comprendre leurs pratiques. En examinant les controverses concernant la sécurité des installations de stockage des déchets miniers, l'efficacité du traitement des eaux de ruissellement et la définition du contexte géochimique, nous comparons différentes approches techniciennes. Il en résulte une réflexion sur certains des angles morts qui empêchent d'envisager les dysfonctionnements ou retardent leur résolution. Nous plaidons en faveur d'une plus grande participation des populations locales aux choix techniques qui déterminent l'avenir des anciens sites miniers.