Résumé
Les différences de rendement de production entre systèmes agroécologiques et conventionnels varient en fonction des cultures, des zones géographiques et des pratiques agricoles. L'agriculture biologique, la forme la mieux étudiée d'agroécologie, présente une productivité à l'hectare moindre que l'agriculture conventionnelle. Ces différences de productivité peuvent s'expliquer par un manque de nutriments et des dommages causés aux cultures par les bioagresseurs et peuvent être limitées si l'on déploie des pratiques agronomiques adaptées. Ces différences de productivité doivent être relativisées car : - La productivité surfacique de l'agriculture conventionnelle va probablement diminuer avec la raréfaction des ressources ; - Une réduction de la consommation de produits animaux libérerait des surfaces pour des cultures directement destinées à l'alimentation humaine, compensant les pertes de productivité surfacique liées à l'agroécologie dans certaines filières ; Le développement de l'agroécologie va permettre d'améliorer ses rendements (recherche, renforcement des services apportés par les écosystèmes…).