Abstract
La Canson de la crosada semble faire un usage extensif de procédés assez proches de la définition classique de l'entrelacement, en particulier dans la partie de l'Anonyme. La mise en place comme les tenants et aboutissants de l'entrelacement y sont distincts de ceux observables dans la littérature romanesque arthurienne, et même, à un degré moins sensible, de ceux propres à la tradition épique des chansons de geste. Pour ce dernier point, c'est très largement dû à la spécificité de la relation entre diégèse et instance narrative dans la Crosada puisque sa composition est contemporaine des évènements traités.